J'y serai présente à partir de 17h30
Vous pouvez lire ici la charte de ce blog
« Ces martyrs propitiatoires proches de la direction nationale sont très tôt érigés en figures éponymes de la Résistance. Or, ce choix, à la lumière de l'Histoire est pour le moins
étonnant. Que magnifie-t-on en effet ? Essentiellement leur précocité résistante, quand bien même la plupart des fusillés n'avaient pas « résisté » avant d'être arrêtés, n'avaient
pas eu la possibilité de le faire du fait de la ligne alors suivie par le parti. Il n'est pas étonnant dés lors que les otages les plus révérés soient ceux qui ont été appréhendés en 1940 [...]
Qu'espère-t-on de retour ? Gommer les errances de 1940, faire croire par le biais de la mort de ces martyrs, que le parti a résisté bien avant le 22 juin 1941" (source : Wikipedia)
Mais ce n'est pas ce débat qui m'intéresse. Guy Mocquet fait partie de ces otages que les Nazis ont exécuté pour l'exemple, pour contraindre la résistance, pour s'assurer de leur victoire
guerrière, politique et idéologique à long terme. Et Guy Mocquet doit voir sa mémoire respectée. Qu'il soit devenu un symbole, je trouve cela normal. Qu'il devienne le seul symbole de la
Résistance, voilà ce qui me choque.
Ces années de lutte ne se résument pas à cette lettre, et chaque professeur, chaque citoyen doit pouvoir garder, toujours, le choix de ses références. J'écoutais dimanche soir, sur France
Culture, la rediffusion de l'émission "Lettres de fusillés". Lectures publiques de lettres issues du musée de la Résistance et publiées aux éditions Tallandier. Tant et tant de mots, de courage,
d'honneur, écrits par des hommes connus ou tombés dans l'oubli. J'en ai été bouleversée. (vous pouvez l'écouter ici)
Qu'un professeur souhaite lire plutôt la lettre de Tony Bloncourt et puisse le faire ne plairait peut-être
pas à Mr Sarkozy, mais me paraît pourtant relever de nos principes républicains. Que ce professeur ne lise aucune lettre mais organise une rencontre avec un(e) ancien(ne) résistant(e) me
paraît tout aussi louable. La commémoration passe encore dans l'étude du parcours de tel ou tel, et pourquoi pas Jean Moulin, qui a été parachuté en 1942 près de Salon-de-Provence ?
Ce débat a pris une importance considérable, et il ne faudrait pas qu'il en occulte d'autres. Pour autant, je crois qu'il est révélateur de la société que ce président veut pour son bon peuple :
une société lisse, où la réflexion doit être remplacée par le suivi de la consigne, où la diversité fait place à la division. La résistance est toujours d'actualité, mais voyez comme ce mot,
lorsque vous l'employez en référence à la seconde guerre mondiale est symbole d'honneur et de grandeur. Voyez maintenant, lorsque vous l'employez dans un sens plus contemporain comme il est
dévoyé : résister, c'est être contre la modernité, c'est empêcher la France de grandir. Les syndicats résistent, et ce sont les français qui sont pris en otages. La gauche n'en a pas fini avec
"ses vieilles résistances" et, pendant ce temps là, la droite se décomplexe.
Quelle est la signification de ce glissement de sens ? Les valeurs de gauche sont les valeurs progressistes. Comment la droite arrive-t-elle aujourd'hui à nous leurrer sur ce sujet, à prendre à
son compte le progrès, et faire passer la gauche pour passéiste ? Il est temps de renverser cette manipulation grossière !
Le recours à l'ADN pour les familles étrangères, ce n'est pas le progrès. Le procès de Florimond Guimard, ce n'est pas le progès. L'obligation faite aux professeurs de lire la lettre de Guy
Mocquet, ce n'est pas le progrès. Non plus que la franchise médicale, la réforme des régimes spéciaux, l'obligation de délation (ASSEDIC, ANPE), la suppression massive de postes de
fonctionnaires (aujourd'hui est annoncé la suppression de 8000 à 10 000 policiers et gendarmes à l'horizon 2001), et la liste n'est pas exhaustive !
Nous avons, à gauche, des valeurs communes sur lesquelles nous souhaitons fonder une société plus juste, pour construire, enfin, une République sociale. Faisons grandir ces valeurs,
ensemble, au plan national, mais aussi au plan local, sans jamais céder au discours de la droite. C'est aujourd'hui plus que nécessaire.
Aujourd'hui, je
viens vous annoncer la naissance d'un nouveau blog, qui illustre la prise en compte que nous devons avoir de l'avenir : le dernier né s'appelle Les jeunes avec Medve, et devrait
s'enrichir rapidement et régulièrement. Belle idée en tous cas, et bravo à vous qui l'avez fait !
Voilà vingt ans que des militants aixois ont créé l’association Aix Solidarité pour lutter contre le racisme, contre toutes formes de discriminations et promouvoir les Droits humains.
Aix solidarité fête ses 20 ans
Samedi 20 octobre 2007 à partir de 15 h
Salle des Fêtes Roger-Baudun - Les Platanes (rte des Alpes) - AIX
ENTRÉE LIBRE - Participation 10 € pour le dîner
PROGRAMME DE LA JOURNÉE
A partir de 15 heures : conférences-débats :
Quelles perspectives pour les droits des Kurdes de Turquie après les élections législatives de juillet 2007 dans ce pays ?
Où en est la situation des Droits de l’Homme en Tunisie ?, avec Radhia Nasraoui, avocate tunisienne
Situation au Moyen-Orient, avec Gilbert Achcar (professeur des universités, co-auteur avec Noam Chomsky de “La poudrière du Moyen-Orient”
Etat des actions du Réseau Education sans Frontière présenté par un(e) militant(e) de ce réseau
De la défense des droits des migrants à la défense des libertés fondamentales, avec Jean-Pierre Cavalié (Cimade)
19 heures : pot de l’amitié
A partir de 20 heures, dîner et soirée musicale : 10 € (réservation pour le repas par mail ou par courrier).
Contact (réservation repas, covoiturage…) :
- par mail : aixsolidarite@wanadoo.fr ou magronelaure@orange.fr
- par courrier : Aix Solidarité, 27 rue du Félibre-Gaut, 13100 Aix-en-Provence
Le Réseau Education Sans
Frontière, vous le savez certainement, milite contre l'expulsion d'élèves scolarisés en France. Leurs actions sont continues, et, surtout, ils ont appris à être très réactifs,
atout essentiel face à la politique menée par le gouvernement depuis plusieurs mois déjà.
Nicolas Sarkozy, en visite en Bulgarie déclarait au sujet des infirmières bulgares : Ces femmes-là, je l’ai dit pendant la campagne électorale française, elles sont aussi françaises que bulgares.
Parce que chaque fois que quelqu’un est persécuté, la France doit se porter à ses côtés. ( source) Or la France, aujourd'hui, renvoie dans leur pays d'origine des familles, qui, parfois, se trouvent être en situation de
persécution. Et le Président de la République Française, qui s'exprime ainsi en Bulgarie, agit tout autrement dans le pays qu'il dirige.
Vous trouverez ci dessous le texte de la pétition RESF. Pour la signer en ligne, il vous suffit d'aller ici.
Pour en savoir plus sur le réseau
Le 20 avril 2007, Florimond Guimard, professeur des écoles à Marseille, militant syndical et associatif, était convoqué devant le Tribunal Correctionnel d’Aix en Provence, poursuivi pour « violence en réunion avec arme par destination ». Ce jour-là, en écho aux déjà 15 000 signataires de cette pétition de soutien, 2000 personnes manifestaient dans les rues d’Aix pour dénoncer une forme de criminalisation de l’action militante. Le procès a finalement été reporté au 22 octobre 2007 à la demande des parties civiles (policiers).
Les faits : le 11 novembre 2006, au cours d’une manifestation à l’aéroport de Marignane rassemblant près de 200 personnes contre l’expulsion d’un père de famille de deux enfants scolarisés à Marseille, Florimond Guimard n’a fait que suivre à distance avec sa voiture le véhicule de police qui emmenait un père de famille à expulser. Aucun blessé n’a été déploré ce jour, si ce n’est un jour d’ITT concernant un policier dont le pouce aurait heurté une barrière et quelques éraflures côté manifestants. Le parent d’élève a été libéré le soir même.
Voilà ce que sont les « violences en réunion et avec arme » (la voiture !) dans ce dossier, faits passibles de 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende.
Florimond Guimard n’est pas un délinquant adepte des violences. C’est un militant syndical, particulièrement investi dans le RESF13, et un pédagogue dont le travail est reconnu.
MANIFESTATION lundi 22 octobre à 12h Place de la Rotonde à Aix en Provence
Veille citoyenne devant le tribunal (40 Bd Carnot) jusqu’à l’issue du procès
Nous appelons toutes les personnes indignées par cette criminalisation de l’action militante à nous y rejoindre. .
Organisations à l’initiative de cet appel :
Aix Solidarité, Alternative Libertaire, Article 13, Asti Aix, ATTAC Marseille, ATMF Aix, Ballon Rouge, Cimade Paca, CNT, CTDR, FCPE 13, Femmes en Noir, FSU 13, FSU Paca, LCR 13, LDH 13, LO 13, Mille Babords, MRAP 13, PCF 13, RESF13, Résister, SDU-FSU 13, SGEN-CFDT 13, SNEP Aix- Marseille, SNES 13, SNUipp 13, Solidaires 13, SUD Santé Sociaux 13, SUD-STSF, SUD Education 13, UCIJ 13, UDAS, UD CFDT, UD CGT, UJFP 13, UNEF Aix-Marseille, UNSA 13, Unis avec Bové 13, VERTS 13
Premiers signataires :
M. ANGOT (Secrétaire général du SNUClias/FSU), M. AOUNIT (Pdt MRAP), G. ASCHIERI (Secrétaire général FSU), JL BENHAMIAS (député européen), O. BESANCENOT (candidat à l’élection présidentielle LCR), M. BILLARD (députée), B. BOISSEAU (Co-secrétaire général SNES/FSU), J. BOVE (candidat à l’élection présidentielle), R. BRET (Sénateur), MG. BUFFET (Secrétaire nationale du PCF, candidate à l’élection présidentielle), E. CASELLI (Secrétaire général PS 13), M. CHESSA (Secrétaire générale UD CGT 13), Y. COCHET (député), A. COUPE (porte-parole SOLIDAIRES), D. DAENINCKS (écrivain), JP DUBOIS (Pdt LDH), C. DUFLOT (Secrétaire nationale des Verts), F. DUTOIT (maire des 15/16è arrdts de Marseille), H. FLAUTRE (députée européenne), J. GAILLOT (Evêque de Partenia), L. GIOVANNONNI (Secrétaire général Cimade), F. HAMANA (Pdt FCPE), J. HARRIBEY / A. TROUVE (Coprésident-e-s d’Attac France), C. HENON (co-secrétaire générale SUD Éducation), G. HOVSEPIAN (maire des 13/14è arrdts de Marseille), A. KRIVINE (Porte parole LCR), J. LAFONTAN (Secrétaire général SNEP/FSU), A. LAGUILLER (LO, candidate à l’élection présidentielle), J. LANG (député), N. MAMERE (député), P. MENUCCI (Pdt groupe PS PACA), G. MOINDROT (Porte parole SNUipp/FSU), R. MOYON (Porte parole RESF), C. ROIRON (secrétaire nationale PS), E. SIRE-MARIN (Magistrat, Co-présidente de la Fondation Copernic), L. THURAM (Footballeur), M. VAXES (député), JL. VILLENEUVE (Secrétaire Général SGEN-CFDT), C. VILLIERS (Porte parole J. Bové), D. VOYNET (Sénatrice et candidate à l’élection présidentielle Les Verts), F. WURTZ (député européen)…
Dans le cadre de la préparation des élections municipales, plusieurs réunions thématiques sont organisées à La Fabrique le jeudi soir à partir de 18h30.
Jeudi 11 octobre
Développement durable, habitat et logement, développement économique et emploi, cadre de vie.
Jeudi 18 octobre
Vivre ensemble (culture, sports, loisirs,…).
Jeudi 25 octobre
Solidarités et santé, population.
Bien sûr, ces réunions sont ouvertes à toutes celles et ceux qui veulent participer à notre projet pour les élections municipales de 2008.
Les prévisions de réduction de déficit des comptes sociaux, formulées fin 2006, ont été nettement démenties par les faits. Le déficit de la sécurité sociale en 2007 ne sera pas de 8 milliards d’euros mais de 11,7 milliards d’euros. Le décalage au regard des prévisions annoncées atteint 45 %. Les chiffres avancés par la commission des comptes début juillet 2007 sont ainsi pleinement confirmés.
Les deux principales sources de déficit concernent l’assurance maladie d’une part, l’assurance vieillesse d’autre part.
Le déficit de l’assurance maladie dépasse les 6 milliards d’euros, alors que la réforme Douste Blazy de 2004 avait prédit un retour à l’équilibre cette année. Cette situation s’explique par un lourd dérapage de dépenses, en dépit de l’inflation des déremboursements qui pénalisent de plus en plus les assurés sociaux. A cette contre-performance, s’ajoute une situation d’accès aux soins de plus en plus dégradée. L’inégalité sociale et territoriale d’accès aux soins se renforce. 13 % de la population renoncent aujourd’hui à se soigner pour des raisons financières. Ce chiffre atteint même 23 % pour les jeunes de moins de 25 ans. Simultanément, les dépassements d’honoraires se multiplient.
L’assurance vieillesse pour sa part, connaît un déficit de plus de 4 milliards d’euros sans évoquer les deux milliards de déficit relevant des fonds de solidarité vieillesse. Dans le même temps, nous connaissons une dégradation constante du taux de remplacement et recensons plus d’1 million de retraités pauvres. Nous avions indiqué en 2003 que la réforme Fillon génèrerait inefficacité, injustice et culpabilisation des assurés sociaux. Nous y sommes.
En fait, ces résultats marquent l’échec social et financier des réformes Fillon et Douste-Blazy et la faillite de la droite depuis 5 ans et demi.
La dégradation des comptes de la sécurité sociale semble aussi liée à l’extension du volume des exonérations des cotisations sociales patronales, pour des conséquences discutables sur l’emploi. Notre taux de chômage reste l’un des plus élevés de tous les pays de l’Union Européenne ; la précarité se développe à l’aune des CDD, des intérims, des CNE, et des temps partiels subis.
Par ailleurs, ce chiffre de 11,7 milliards d’euros est révélateur d’une situation économique, sociale et financière pour le moins difficile. Depuis 5 ans, notre pays connaît un taux de croissance moyen de 1,6 % l’an, taux de croissance largement inférieur à la croissance mondiale et même en retrait au regard des performances économiques moyennes de l’Union Européenne.
Au bout du compte, la dette sociale s’est élevée de près de 65 milliards d’euros depuis le printemps 2002. Elle concourt aujourd’hui pour plus de 80 milliards, à l’endettement public global.
Les perspectives énoncées pour 2008, après notamment l’instauration de nouvelles franchises font état d’un déficit prévisible de 8,9 milliards d’euros. A ce chiffre, il convient toujours d’ajouter environ 2 milliards de déficit supplémentaire dus aux fonds de solidarité vieillesse.
Ces chiffres ne sont pas plus crédibles que ceux énoncés dans le cadre des PLFSS 2006 et 2007. La masse des exonérations de cotisation sociales patronales va en effet augmenter en 2008 de près de 5 milliards d’euros en raison même des mesures prises pour détaxer le recours aux heures supplémentaires. Rien n’indique par ailleurs qu’une action vigoureuse sera entreprise pour limiter les dépassements d’honoraires. Enfin, les perspectives de croissance restent extrêmement hypothétiques et aléatoires. De surcroît, le paquet fiscal, à vocation strictement clientéliste, de l’ordre de 14 milliards d’euros voté cet été n’aura aucun effet sur l’activité économique et donc sur l’emploi.
En fait, depuis plus de 5 ans, la droite, faute de volonté politique, laisse filer les déficits sociaux. Elle en est totalement responsable.
En 1999, 2000 et 2001, sous le gouvernement de la gauche, en effet, nous avions connu un retour à l’équilibre et même un léger excédent. La situation générée par les gouvernements de droite depuis 2002 risque dans les semaines et mois à venir de justifier une remise en cause, par ceux là mêmes qui ont créé le déficit, de notre système de protection sociale. La volonté de plus en plus clairement affirmée par le pouvoir consiste à instaurer un système de protection, à minima pour tous, et de casser les mécanismes solidaires. L’exemple de l’instauration de franchises médicales paraît aujourd’hui révélateur.
En fait, le gouvernement, dans le cadre du PLFSS 2008, propose un bricolage qui n’empêchera pas le déficit des comptes sociaux d’atteindre, voire de dépasser, la barre des 10 milliards d’euros. Au milieu de ce bric à brac, les franchises doivent être durement combattues, car fondées sur des principes récusant toute forme de solidarité. Pour le reste, les mesures plus douloureuses seront vraisemblablement annoncées après les échéances municipales et cantonales de mars prochain. Il y a pourtant nécessité à engager de vraies réformes. Il s’agit notamment :
- d’admettre, sans ambiguïté, l’ampleur de l’échec des réformes Fillon et Douste-Blazy ;
- de solliciter, de manière plus marquée, les revenus financiers au lieu de procéder à des paquets fiscaux de l’ordre de 14 milliards d’euros en faveur d’une poignée de privilégiés ;
- d’augmenter les cotisations, y compris patronales ;
- de taxer les stocks-options, les parachutes dorés et les actions gratuites ;
- de réfléchir à une vraie réforme des retraites fondée sur les critères de pénibilité et de réduction des disparités d’espérance de vie ;
- de revoir sérieusement les questions de démographie médicale, de dépassements d’honoraires et d’évolution vers de nouveaux modes de rémunérations des praticiens.
Cliquez ici pour aller voir la source de cette note sur le site du PS
Charlie Hebdo et SOS Racisme lancent la pétition contre les tests ADN.
En instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le cadre d’un regroupement familial, l’amendement Mariani, adopté par l’Assemblée Nationale, fait entrer la génétique dans
l’ère d’une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais dorénavant dévolue au contrôle étatique.
Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux.
Tout d’abord, des problèmes d’ordre éthique. En effet, l’utilisation de tests ADN pour savoir si un enfant peut venir ou non rejoindre un parent en France pose d’emblée cette question :
depuis quand la génétique va t’elle décider de qui a le droit ou non de s’établir sur un territoire ? Au-delà, depuis quand une famille devrait-elle se définir en termes génétiques ?
Sont pères ou mères les personnes qui apportent amour, soin et éducation à ceux et celles qu’ils reconnaissent comme étant leurs enfants.
Ensuite, cet amendement fait voler en éclats le consensus précieux de la loi bioéthique qui éloignait les utilisations de la génétique contraires à notre idée de la civilisation et de la
liberté.
Enfin, cet amendement s’inscrit dans un contexte de suspicion généralisée et récurrente envers les étrangers qui en vient désormais à menacer le vivre ensemble. Car tout le monde s’accorde à dire
que la fraude au regroupement familial ne peut être que marginale au regard des chiffres d’enfants annuellement concernés et au regard de l’absence de raison substantielle qu’il y aurait à
frauder dans ce domaine. En effet, quelle étrange raison pousserait les immigrés à faire venir massivement dans notre pays des enfants qu’ils sauraient ne pas être les leurs ? Autrement dit,
l’amendement instaurant les tests ADN n’a pas pour fonction de lutter contre une fraude hypothétique mais bien de participer à cette vision des immigrés que nous récusons avec force.
Nous sommes donc face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble introduit des changements profondément négatifs. C’est pourquoi, nous, signataires de cette
pétition, appelons le Président de la République et le Gouvernement à retirer cette disposition, sous peine de contribuer, en introduisant l’idée que l’on pourrait apporter une réponse biologique
à une question politique, à briser durablement les conditions d’un débat démocratique, serein et constructif sur les questions liées à l’immigration.
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CONTRE LES FRANCHISES MÉDICALES, POUR L'ACCÈS AUX SOINS POUR TOUS MOBILISONS-NOUS LE 29 SEPTEMBRE ! |
A partir de 14h Gymnase Japy, 2, rue Japy 75011 Paris métro Voltaire |
Nicolas Sarkozy a annoncé la création de franchises médicales au prétexte de financer les plans « cancer » et « Alzheimer » ainsi que les soins palliatifs.
Plus ça va, plus on fait payer les malades
D'abord présentées pour combler le déficit de la Sécu, aujourd'hui proposées pour traiter des maladies graves, aujourd'hui, proposées pour financer le plan Alzheimer, les franchises se rajouteraient à ce que les assurés sociaux doivent déjà payer. De lois en décrets, sous des prétextes variables - responsabilisation, trou de la sécu. - les assurés sociaux doivent payer toujours plus pour se soi-gner. 1967 déjà : le ticket modérateur - partie non remboursée par la sécurité sociale - devait diminuer la surconsommation médicale. Depuis, du forfait hospitalier au forfait par consultation en passant par les dépas-sements, ce qui reste à payer pour se soigner est de 240 euros en moyenne par personne et par an. Et pour 900 000 personnes cela atteint même 1 000 euros ! Pour beaucoup, c'est impossible. De plus, les franchises pour-raient remettre en cause la prise en charge à 100 % dont bénéficient les personnes atteintes de pathologies graves.
Avec les franchises, les malades paient pour les malades
Les gens qui n'ont pas les moyens renonceront à certains soins comme c'est déjà le cas pour les lunettes et pour les dents. Nous refusons l'instauration de telles franchises, socialement injustes, économiquement inefficaces et dan-gereuses pour la santé publique. Pour ceux qui ont une mutuelle, le ticket modérateur et le forfait hospitalier peuvent, dans certaines limites, être pris en charge. Mais les franchises ne le seront pas. La fran-chise au début c'est 50 euros, mais après. On voit ce qui se passe : le forfait de 1 ? par consultation qui - promis juré - ne devait pas augmenter et était plafonné à 1 ? par jour quel que soit le nombre d'actes peut aller depuis le 1er août jusqu'à 4 ? par jour. Les dépassements d'honoraires, ces franchises occultes, devaient rester « raisonnables », mais aujourd'hui peuvent atteindre plusieurs milliers d'euros pour une opération. Peu à peu les dépenses non remboursées augmentent.
Les franchises, c'est la fin de la solidarité et la remise en cause des principes fondateurs de la Sécu
Parce que - riches ou pauvres, jeunes ou vieux. - nous devons tous être égaux dans l'accès aux soins, la France a créé la Sécurité sociale en 1945. Le principe en est simple : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins.À l'opposé de ce système solidaire, celui des assurances : selon le niveau - et donc le prix - du contrat, la couverture varie. Ainsi, se développe une médecine à plusieurs vitesses.
Le financement solidaire, condition indispensable pour améliorer notre système de santé
Il faut d'abord améliorer la prévention des maladies. Transformer les conditions de vie, de travail, d'environ-nement, d'alimentation. autant de pistes pour réduire la venue des maladies, comme le cancer, le diabète, et peut-être même l'Alzheimer. Notre pays n'a jamais été aussi riche. Il faut donc exiger un débat sur la part des richesses dévolue à la santé. C'est un choix de société. Alors, il faut choisir. Soit, comme l'a fait Nicolas Sarkozy, multiplier les cadeaux fiscaux (13 milliards d'euros) aux plus favorisés et les exonérations de cotisations pour les employeurs soit partager les richesses pour maintenir une Sécu fondée sur la solidarité. Là est le coeur du débat.
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PAS DE LOI SUR LES FRANCHISES SUPPRESSION DE TOUTES LES FRANCHISES LE 29 SEPTEMBRE, DANS TOUTE LA FRANCE, NOUS EN DISCUTERONS. NOUS SOMMES TOUS PROPRIÉTAIRES DE LA SÉCU. ALORS, PENSONS SON AVENIR ENSEMBLE ! |
Act up ; Aides ; Alter Ekolo ; Association des Médecins Urgentistes de France (AMUF) ; Appel contre la Franchise ; Association Nationale des Médecins Référents (AMedRef) ; ATTAC France ; CADAC ; Collectif « La Santé n'est pas une marchandise » ; CGT de l'administration centrale des Affaires sociales ; CNDF ; Confédération paysanne ; Convergence Citoyenne ; Convergence Nationale des Collectifs de Défense et de Développement des Services publics ; Collectif des Médecins Généralistes pour l'Accès aux Soins (CoMéGas) ; Coordination des Collectifs unitaires anti-libéraux ; Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité ; Fondation Copernic ; FSU ; LCR ; Les Alternatifs ; Les Verts ; LMDE ; Mars-Gauche répu-blicaine ; MRC ; ONSIL ; Parti Socialiste ; PCF ; Résistance sociale ; Syndicat de la Médecine Générale (SMG) ; SNES-FSU ; SNUipp-FSU ; Syndicat national des Infirmier(e)s conseiller(e)s de Santé-FSU (SNICS-FSU) ; Sud Education ; Union des Familles laïques (UFAL) ; Union Nationale Alternative Mutualiste (UNAM) ; UNEF ; Union Syndicale Solidaires ; Union Fédérale Sud Protection Sociale ; Union fédérale Sud Santé Sociaux ; Union Nationale des Groupements Mutualistes Solidaires (UNGMS) ; Union Nationale des Retraités et des personnes âgées (UNRPA) ; Union Syndicale de la Psychiatrie (USP)
Samedi 29 septembre, 14 heures
CONTRE LES FRANCHISES MÉDICALES
POUR L'ACCÈS AUX SOINS POUR TOUS
4 heures de débat et de mobilisation
FRANCHISES OU SOLIDARITÉ
Débat introduit par le professeur Grimaldi
INÉGALITÉS SOCIALES ET ENVIRONNEMENTALES DANS LA SANTÉ
Débat introduit par l'économiste Pierre
Volovitch
AMPLIFIER LA MOBILISATION
Débat introduit par Françoise Nay, gérontologue et Christian Lehmann,
initiateur de l'Appel contre la franchise
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Gymnase Japy, 2, rue Japy 75011 Paris métro Voltaire |
La procédure de désignation de la tête de liste socialiste pour les prochaines élections municipales de mars 2008 est désormais close.
Jeudi 20 septembre, à l'issue d'un vote des socialistes aixois, Alexandre Medvedowsky (qui était seul en lice) est devenu officiellement notre candidat.
"Je suis celui que les socialistes aixois ont choisi pour conduire la liste d'un large rassemblement de gauche et de personnalités de la société civile, seule capable de mener
victorieusement le combat face à Maryse Joissains, maire UMPsortante." déclare-t-il.
Voici les résultats du vote (tableau issu de son blog ici)
|
Inscrits |
619 |
|
|
Votants |
343 |
55,41 % |
|
Blancs/Nuls |
24 |
7 % |
|
Exprimés Alexandre Medvedowsky |
319 |
93 % |
Outre notre tête de liste pour les élections municipales, nous avons également voté pour les candidats qui représenteront le Parti Socialiste sur les cantons Aix-centre et Aix-Nord. Il
s'agira respectivement de Jacques Agopian et de Henri Lombard.
Ces échéances, j'ai déjà eu l'occasion de le dire, sont d'importance, et je sais que nous mettrons toute notre énergie au service de nos candidats, pour les municipales bien sûr, mais aussi pour
les cantonales, afin que la Gauche soit victorieuse sur Aix en Provence.
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