
Aujourd’hui est un jour important pour moi. Jugez plutôt : ce samedi est le démarrage officiel de la campagne législative sur la 11ème circonscription dont je suis la candidate socialiste. En effet, Alexandre Medvedowsky, candidat sur la 14ème circonscription et moi-même avons organisé un pique-nique républicain sur Aix en Provence, ville commune aux deux « circos ». Tout est une première pour moi, puisque je n’avais jamais été candidate à aucune élection. Mais nous y reviendrons tout à l’heure.
L’autre évènement d’importance est l’ouverture de ce blog. Bien sûr, vous vous en doutez, les deux choses sont à mettre en corrélation. Aurais-je ouvert un blog si je n’avais pas été candidate ? Peut-être. Mais certainement pas ce type de blog. Cet espace est destiné à devenir un journal de campagne, en même temps qu’un espace d’échange politique entre vous et moi.
J’ai beaucoup hésité avant de prendre cette décision d’ouvrir un blog, d’une part parce que, paradoxalement, suivre la mode n’a jamais été un objectif pour moi, et qu’il faut bien l’avouer, la mode des blogs prend une ampleur démesurée ces temps-ci. D’autre part, parce que lorsque je commence quelque chose, je tiens à le faire jusqu’au bout. Or, une campagne électorale est très chronophage, d’autant que j’ai aussi un emploi (oui, j’ai cette chance) qui, lui aussi, me prend beaucoup de temps. Mais en y réfléchissant bien et, surtout, en y réfléchissant à plusieurs, avec mes proches, j’ai réalisé que le temps que je passerais à écrire mes billets et à vous lire ne serait pas du temps perdu, bien au contraire !
Ecrire me permettra, j’en suis convaincue, de réfléchir aux diverses situations auxquelles je serai forcément confrontée, et d’en retirer le meilleur possible. Cela me permettra aussi d’affiner ma vision politique : « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément », écrivait Boileau en son temps. Or, l’écriture a cet avantage qu’elle permet de poser les idées, de les voir comme on se voit dans un miroir, de leur donner une forme plus précise, plus pérenne aussi.
Vous lire m’apportera, je l’espère, du soutien, mais aussi des critiques constructives, que je prendrai en compte (ou pas), mais auxquelles je réfléchirai, c’est certain, et qui me permettront d’avancer.
Mais revenons-en à cette première journée de campagne.
Il faut dire, tout d’abord, que nous avons la chance d’avoir bénéficié d’un soleil radieux, à croire que la météo est avec nous !

Joël Dossetto, bien connu sur les Milles, a organisé ce pique-nique républicain d’une façon magistrale. Des tables et chaises étaient installée au bord de l’Arc, un apéritif magnifique avait été préparé, avec de bons produits de chez nous (les anchois marinés étaient un délice !) Les militants et les sympathisants ont pu venir nous soutenir en toute décontraction, avec leurs familles, et l’ambiance était des plus détendues.
J’ai été particulièrement heureuse d’accueillir parmi nous Michel Pezet, André Guinde et Pierre Soleihavoup, et de voir que tous les socialistes aixois étaient réunis pour une bataille qui s’annonce difficile, mais pas insurmontable, si nous y partons tous ensemble.

Ravie, aussi, bien sûr, d’accueillir notre premier secrétaire fédéral, Eugène Caselli, dont je sais que j’ai le soutien. Salon de Provence est venu en force, avec tout d’abord Michel Tonon, son premier magistrat, accompagné de Françoise Floupin, adjointe et conseillère régionale, Marie-Claire Flori, adjointe également, et beaucoup de camarades de Salon (bonjour Patrick, Magali, Patricia, et tous ceux que j’oublie !). Il y avait aussi de nombreux secrétaires de sections (Eguilles, Velaux, Grans…) et camarades, et vraiment, vous tous qui étiez là, un grand merci, parce que c’était un peu mon « baptême du feu », et je peux vous le dire maintenant, j’avais besoin que vous soyiez là !!!
Et puis un merci spécial à mon papa, qui était en Bretagne, et qui m’a fait une belle surprise ! Et puisqu’on y est, un bon anniversaire à mon frérot ;-)
Jusqu’à présent, j’étais de l’autre côté de la barrière : de celui où l’on écoute, et où l’on s’assoit avec ses amis, et où l’on mage en attendant que le candidat passe faire un petit coucou.

Là, je suis passée de l’autre côté : celui où l’on prépare son discours, où on le dit, devant une assemblée qui attend de savoir ce que l’on pense, et où, ensuite, on ne s’assoit pas. Bien au contraire, il faut aller faire des photos et bien sûr saluer tout le monde, ce qui est très agréable, parce que l’on peut recueillir les impressions de chacun, mais en même temps, lorsqu’il y a autant de monde… j’avoue avoir un peu de mal là, maintenant, à me souvenir du nom de chacun. C’est assez difficile, comme exercice, finalement.
Je n’ai pas beaucoup mangé non plus, mais de toutes façons, je n’avais pas très faim.
J’ai l’impression que tout s’est plutôt bien passé, beaucoup de personnes m’ont dit qu’elles avaient apprécié mon discours et la façon dont je présentais mes idées, et beaucoup aussi m’ont laissé leurs coordonnées et ont adhéré à mon comité de soutien. Je crois donc que cettte campagne démarre bien : des socialistes unis face à la droite, et qui veulent, tous, que nos idées de gauche soient victorieuses en 2007 !
Alors même si nous ne faisons pas tous partie du même « courant », et même si nous ne défendons pas forcément le même candidat pour la désignation en interne aux présidentielles, je crois que nous avons su montrer, à Aix, que le débat était non seulement autorisé mais nécessaire au sein de notre parti, mais que nous saurions, chacun, nous ranger en ordre de bataille le moment venu !